Vendredi 4 janvier 2008
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Enzo. Ce prénom résonnait comme une douce mélodie aux oreilles de Bill.
Ce jeune homme brun d'origine japonaise était son petit ami depuis un peu plus d'un an.
« Petit ami »... ce mot avait un goût amer pour Bill.

Tout en l'embrassant tendrement dans le cou, il se rappela des circonstances de leur rencontre.
Elle avait eu lieu lors de son premier grand défilé. Un défilé pour Christian Dior. Il était alors considéré comme un mannequin débutant, alors que Enzo était un des mannequins les plus célèbres de la maison de haute couture.

Ce jeune homme de 22 ans avait un charisme étonnant et dégageait une sensualité exacerbée.
Ainsi, lorsque Bill l'avait croisé dans les coulisses de ce fameux défilé, il n'avait pût s'empêcher d'être attiré par son corps longiligne mais légèrement musclé. Par ses cheveux d'un noir jais étincelant sous la lumière crue des néons. Et par ses yeux charbonneux surplombées de longs cils recourbés.

De sa démarche chaloupée, le jeune homme avait alors franchi la porte d'une loge estampillé « Private » et Bill avait alors compris qu'il n'était pas un simple mannequin. En effet, peu d'entre eux pouvaient se vanter de posséder leur propre loge.

Il était alors retourné dans sa « loge ». Loge qui quant à elle, était collective.

Flash Back.

Une série de miroirs entourés de petits spots ornaient les murs de la pièce. Devant chaque d'eux, se tenait un mannequin, une serviette en papier autour du cou.

Les maquilleuses s'affairaient autour de ces jeunes hommes : les pinceaux voletaient promptement autour de leurs pommettes, leurs yeux fermés étaient surlignés de khôl, tandis que leurs bouches entrouvertes semblaient attendre la pose d'une dernière couche de gloss.

Au centre de la salle trônait une rangée de portant de vêtements, au milieu desquels s'affairait une armada d'assistance, cherchant, choisissant ou simplement reposant une des tenues qu'ils porteraient plus tard dans la soirée.

Puis au fond, derrière des paravents, les premiers mannequins à défiler étaient déjà en train de s'habiller.
Les couturiers papillonnaient autour d'eux, vérifiant les moindres plis, effectuant les dernières retouches, une aiguille entre les dents et un mètre autour du cou.

Bill profita alors de sa séance de maquillage pour se renseigner discrètement « Savez-vous qui occupe la loge privée du bout du couloir ? »
Sa maquilleuse avait alors sourit. Et le mannequin assis à sa droite avait répliqué «Tu est nouveau toi hein ?»

Le rouge lui était monté aux joues et il n'avait pas répondu.

C'est alors qu'une voix s'était élevé derrière lui « Si tu veux une réponse à ta question, demande lui toi-même. Et amène lui ça, moi je n'ai pas le temps. » Un des couturiers lui avait alors tendu un paquet de cigarettes, avant de rajouter d'un ton moqueur « Tu sais où le trouver n'est-ce pas ? »

Honteux de donner ainsi l'impression d'être obnubilé par cet homme, il était sorti de la pièce sans attendre.

Mais tout en avançant vers la fameuse loge, la colère qu'il avait pût ressentir quelques minutes plus tôt à s'être ainsi fait humilié, disparu.

Ne restait plus que le stress. Qui lui tordait le ventre et faisait battre son cœur tandis qu'il avançait à pas feutrés sur la moquette du couloir.

Il toqua rapidement à la porte. « Entrez ». Sa voix était grave et assuré.

Bill s'avança alors, jetant machinalement un coup d'œil à la pièce dans laquelle il se trouvait. C'était une grande pièce dépouillée aux murs blancs. Les seules touches de couleur provenaient du canapé en cuir noir qui se trouvait à sa droite, et du bouquet de rose rouge qui était posé sur une table en verre.

Le mystérieux mannequin était assis devant une coiffeuse. Une grande trousse à maquillage était posée devant lui, et Bill pouvait voir son visage à travers la glace qui lui faisait face.

On lui demanda alors la raison de sa visite. « Un paquet de cigarette. Pour to...vous » Bill était mal à l'aise, et lui tendu le paquet d'un main tremblante.

« Merci ». Le jeune homme sortit alors une cigarette et l'alluma. Puis tout en soufflant sa fumée au visage de Bill, il ajouta « Je ne savais pas qu'ils avaient engagé un nouvel assistant ». Assistant. A ses mots Bill se figea. Dans quelques heures, il défilerait à ses côtés et lui le prenait pour un... Blessé dans son orgueil, il tourna silencieusement les talons.

Mais lorsqu'il claqua la porte, il entendit distinctement « Au fait, je m'appelle Enzo ».Enzo. Ce prénom s'ancra dans sa tête alors qu'il se dirigeait vers sa loge.

Fin du Flash Back.

Sortant de ses pensées, Bill sentit une main frôler délicatement sa hanche. « Viens ».Il ramassa son sac avant d'entraîner Enzo vers les ascenseurs.

Entremêlant ses longs doigts aux siens, il pensa avec délice à ce qui l'attendait lorsqu'ils sortiraient de ce putain d'ascenseur. Enzo. Lui. Seuls. Enfin.

Cela faisait une semaine qu'ils ne s'étaient pas vus. Semaine qu'Enzo avait passé à Milan, tandis qu'il enchaînait les photoshoots en Allemagne et plus récemment à Paris.

Depuis 2 jours il dormait dans ce luxueux hôtel parisien. 2 jours qu'il espérait l'arrivée d'Enzo. 2 jours qu'il rêvait de sentir à nouveau sa peau chaude contre la sienne.

Les portes métalliques s'ouvrirent enfin. Fouillant dans son sac à la recherche de sa carte magnétique, Bill s'arrêta devant sa chambre. Enzo attendait à ses cotés, le couvrant d'un regard brûlant. Envie.

Bill ouvrit rapidement la porte sa suite, lâchant son sac au sol, avant de plaquer Enzo contre le mur, collant son corps au sien.

Il se contenta tout d'abord d'écouter les battements du cœur de son amant résonner contre son torse. Détaillant du regard le visage adoré. Avant d'en retracer les contours du bout des doigts. Passion.

Enzo souriait. Puis il frémit en sentait Bill retirer ses longs doigts, les remplaçant par ses lèvres mutines. Des lèvres qui descendaient le long de sa mâchoire, avant d'aller délicatement se poser sur son cou. Oui, tout n'était que douceur dans la pénombre de cette suite.

Puis peu à peu, les baisers se firent plus pressant. Bill mordillait à présent le cou d'Enzo. Désir.
Celui-ci, sortant de sa torpeur, défit rapidement les boutons en nacre de la chemise noire de Bill. La laissant tomber au sol, avant de s'attaquer à ses épaules. Baisers mouillés.

Son pull rejoignit bientôt la chemise noire au sol. Et Bill continuait à lui parsemer le visage de baisers légers. Aime moi.

Accélération. Enzo poussa le corps frêle de Bill contre le lit qui se tenait derrière lui. Les yeux brillants, le jeune androgyne s'enfonça dans la couette blanche immaculé. Frémissant en sentant le corps d'Enzo le recouvrir. Ses mains lui caressant le ventre avant de se poser sur ses joues. J'ai besoin de toi.

Alors leur corps se collèrent l'un à l'autre. Leurs lèvres fusionnant dans une première étreinte. Ne me laisse pas comme ça...

[...]

Haletant, Bill vint se coller contre le torse encore moite d'Enzo. Enlaçant ses jambes aux siennes, avant de l'entourer de ses bras. Envie d'un accord parfait. Encore une fois.

Puis avant de fermer les yeux, blottit au chaud sous les draps, il déposa un baiser furtif sur les lèvres endormies de son amant. Une demande silencieuse. Aime moi encore un peu.

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Vendredi 4 janvier 2008
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Suite d'un hôtel de luxe, plein centre de Paris. C'est le matin et l'aube claire pénètre à travers les hautes fenêtres de type renaissance qui ornent le mur de la chambre, déposant des ombres sur le parquet en chêne.
Une toile blanche est tendue au milieu de la pièce et devant elle, un jeune homme prend des poses de plusen plus sensuelles. Les photos défilent, tout comme ses tenues.

Ce jeune homme aux longs cheveux teint en noir, s'appelle Bill. Bill K.
Et il est mannequin. Mais pas n'importe quel mannequin... « Une dernière Bill ». Celui-ci poussa un petit soupir exaspéré avant d'afficher un sourire éclatant. Un dernier effort après c'est finit.

« C'est bon, on fait une pause »
A peine les mots ont t'ils été prononcée que le jeune brun se précipite sur le fauteuil en cuir qui lui faisait face.
Il est exténué, et jette sans ménagement la veste Chanel pour homme qu'il portait encore quelques instants auparavant: le photo shoot durait déjà depuis plus de deux heures, et sa patience commencait à atteindre ses limites.

Un sourire mauvais s'étale alors sur son visage lorsqu'il aperçoit une assistante se faufiler discrètement dans la pièce. « Ramène moi une bouteille d'eau fraîche Julia. Et vite »

En lui jetant un regard méprisant, celle-ci se mit donc à la recherche de cette foutu bouteille. Car même si elle était excédée par le comportement capricieux de Bill, elle ne pouvait rien dire.

[...]

En effet, Bill n'était pas un mannequin parmi tant d'autre. Et si il se permettait ce type d'attitude, c'est qu'il le pouvait bien. Il était l'un des mannequins les plus demandés du moment.

Et les podiums de Milan, Paris, et Londres n'avaient plus aucun secret pour lui.

Alors elle s'exécuta et il récupéra d'une main agile et parfaitement manucuré, la précieuse bouteille d'eau glacée.

Tout en l'ouvrant, il se surprit à sourire en pensant aux photos qu'il était en train de faire.
Celles-ci constitueraient un dossier spécial dans le prochain numéro du célèbre magazine « Vogue ».
Une consécration supplémentaire pour le mannequin qu'il était.

Depuis le début de sa carrière, il y a de ça un peu plus de deux ans, beaucoup de chose avaient changés dans la vie du jeune homme.

Il n'avait que 17 ans lorsqu'il fut repéré par la directrice d'un agence de mannequin à Berlin. Casting sauvage. Il commença alors par quelques photos pour une nouvelle marque de vêtement pour homme. Marque dont il devint rapidement l'égérie.

Puis, alors que la ligne de vêtement connaissait un succès de plus en plus important, on commença à s'intéresser à lui. A son corps gracile mais si fragile. A son visage aux traits si féminins. A ses yeux si sombres et à ses lèvres rouges vifs si charnues.

Oui, il possédait un physique avantageux. Il le savait. Et les organisateurs de défilée ne tardèrent pas à le remarquer également...

Son air rêveur ne le quitta pas lorsqu'il dû retourner au maquillage, pour effectuer les dernières retouches avant la reprise du photoshoot.

[...]

« Voilà tu es prêt Billou ! ». Kate. Sa maquilleuse depuis maintenant un an. Il lui sourit à travers le miroir qui lui faisait face.
Parmi toutes les personnes avec lesquels il devait travailler, Kate était sans nul doute celle qu'il était le plus heureux de retrouver chaque matin. Sa préférée.

Du haut de ses trente ans, elle avait sût dompter le caractère impétueux du jeune homme. Elle était une des seuls à ne pas céder à tous ses caprices: elle lui posait des limites et l'aider à garder les pieds sur terre.

Au fond, Bill lui en était reconnaissant et le temps aidant, une amitié sincère s'était crée entre eux.
Ne pouvant voir sa famille et ses amis autant qu'il le souhaitait, à cause de son emploi du temps surchargé, il trouvait en la jeune fille une oreille attentive et un réconfort certain.

[...]

Le photo shoot se poursuivit toute la journée, amenant le groupe à se déplacer dans toute la capitale.

Ainsi, lorsque en début de soirée, son taxi le déposa en bas de son hôtel, Bill sortit de la voiture avec les traits tirés et la tête lourde. Il ne rêvait alors que d'un bon bain chaud remplie de mousse, dans lequel il pourrait détendre ses muscles courbaturés.

Mais tout en réfléchissant au repas qu'il allait se faire servir dans sa suite, il ne vit pas le jeune homme brun qui semblait l'attendre, assis dans un des confortables canapés du hall d'entrée. « Bill ? »

Quand celui-ci daigna enfin lever les yeux, son visage s'éclaira.
Il se précipita alors dans les bras du jeune homme, son sac blanc tombant lourdement à ses pieds.

« Enzo, tu as pû venir ! ». Tout en nichant sa tête dans son cou, il respira fort l'odeur de son parfum, cette fragrance qu'il aimait tant. Et qui le rendait complètement fou.

Car oui, Bill était amoureux. Foutrement amoureux même, de ce jeune homme qui lui caressait tendrement le dos, en lui déposant un baiser papillon sur le nez.

par xLolipopsx publié dans : City of Delusion
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Vendredi 4 janvier 2008

...

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Coucou à tous!

Je m'appelle Lucy et je lis des fictions twincest depuis déjà 6 mois xD
Après mûre réflexion j'ai décidé de commencer ma propre fiction ^_^

J'espère qu'elle vous plaira, en tout cas n'hésitez pas à me donner votre avis, positifs ou négatifs tout m'intéresse =) 

Je vous met le prologue d'entrée

"Un jeune mannequin à qui tout sourit ou presque...
Un autre mannequin tout aussi si ce n'est plus célèbre que le premier...
Un assistant photographe...
Une rencontre improbable...et pourtant ^^
Quand le milieu de la mode devient un champs de bataille amoureux."

PS: Je précise qu'il s'agit d'une fiction yaoi donc comportant des relations homosexuelles.
Je précise également que dans ma fiction, Bill et Tom Kaulitz ne sont pas jumeaux.

par xLolipopsx publié dans : City of Delusion
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